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2003Les origines

Une course née d'une envie de courir plus loin

Il y a bien longtemps, au temps des dinosaures, j'étais en période d'affûtage pour une autre tentative au marathon d'Ottawa, mais j'avais une envie irrépressible de faire une autre longue sortie. J'allais avoir besoin d'une course d'entraînement de 50 km comme étape vers un bon résultat au Vermont 50 miler.

Il fallait que ce soit en juin et, après un rapide coup d'œil au calendrier des événements du magazine Ultrarunning, je n'ai rien trouvé de proche ou de pratique.

Créer mon propre événement

La solution ? Créer mon propre événement. J'habitais alors à Beaconsfield, mais j'avais commencé ma carrière de coureur au parc Lafontaine (sur le Plateau) en me préparant pour le Marathon de Québec de 1999. De cette époque, je gardais de bons souvenirs des entraînements en côtes sur le mont Royal et des longues sorties qui m'emmenaient du parc Lafontaine, à travers le pont Jacques-Cartier, par l'île Sainte-Hélène, jusqu'au Vieux-Port, puis le long de la piste cyclable du canal de Lachine devant le marché Atwater avant de faire demi-tour et de revenir par le Vieux-Montréal.

Il était naturel de vouloir revisiter ces parcours de course. En regardant la carte de l'île de Montréal, j'ai réalisé avec enthousiasme qu'il existait un enchaînement intuitif des pistes cyclables de l'Ouest-de-l'Île le long du lac qui me permettrait de rejoindre mes anciens terrains de jeu — un parcours pittoresque traversant une grande partie de mes anciens lieux de course préférés. Et, ô surprise, une mesure rapide a révélé une distance approximative de 50 km. Convaincu qu'il devait y avoir d'autres personnes ayant un besoin similaire, j'ai décidé de faire circuler l'idée afin d'encourager d'autres coureurs à courir avec moi. Le MRSQ 50K était né !

Pourquoi le MRSQ a vu le jour

Le MRSQ a vu le jour en 2003 principalement pour deux raisons. Officiellement parce que j'avais besoin d'une distance d'entraînement de 50 km, mais surtout parce que je voulais créer un événement intéressant grâce auquel je pourrais attirer, encourager et convaincre d'autres coureurs que courir des ultra-distances était possible, agréable et, en fait, plus facile que de courir un marathon à fond.

Trouver un parcours approprié d'un point à un autre fut facile. Je n'étais pas amateur des boucles malgré leur simplicité logistique. Le style « Fat Ass » allait être la règle : aucun frais, aucun ravitaillement, pas de mauviettes ; rien que du plaisir mettant l'accent sur l'autonomie et les capacités personnelles, bref, ma façon de courir.

Onze coureurs jusqu'à la ligne d'arrivée

La nouvelle s'est répandue rapidement et, avant même que je m'en rende compte, 11 personnes partageaient le plaisir tout au long du parcours jusqu'à la ligne d'arrivée de cette première édition. Pour plusieurs, c'était la première découverte de ce monde magique qui existe au-delà de la mythique distance de 42,2 km. J'étais heureux. Et l'événement a grandi à partir de là.

Comment augmenter le plaisir quand on s'amuse déjà ? En allant plus loin !

Doubler la distance : le 100 km à minuit

J'ai alors eu l'idée de doubler la distance avec un départ du sommet du mont Royal à minuit. Il y a eu des volontaires ; formidable ! Courir depuis le sommet du mont Royal à minuit avec les enthousiastes et frais coureurs du 100 km demeure encore aujourd'hui l'un de mes souvenirs les plus agréables.

Malgré mon style personnel (si vous en avez besoin, apportez-le vous-même), des postes de ravitaillement improvisés apparaissaient tout au long du parcours pour aider tous les participants grâce aux amis et aux familles des coureurs. La véritable camaraderie de l'ultra à son meilleur ; quel groupe extraordinaire !

Passer le flambeau

Après la 5e édition, j'ai transmis l'événement à une équipe très motivée dirigée par Markus Wiaderek de 2008 à 2011, qui l'a ensuite confié à Pierre Faucher de 2012 à 2018. Mais l'événement me manquait.

Avoir donné un coup de main en 2015 m'a fait réaliser que je devais regagner mes galons et revivre le plaisir de partager à nouveau cette découverte du monde de l'ultra.

Note : Pierre a passé le flambeau à Alvaro Cueto, Olivier Roy-Baillargeon et Pierre-Michel Arcand pour la dernière édition, en 2019.

— Peter CollinsFondateur du MRSQ (2003)

Plus de vingt ans après cette première sortie de onze coureurs, le MRSQ renaît. Stéphanie Simpson reprend le flambeau pour l'édition 2026, les 30 et 31 octobre. Le même esprit, la même montagne — une nouvelle nuit à écrire.

Découvrir l'édition 2026